Schilddrüse

En cas de désir d’enfant non comblé, penser à la glande thyroïde

Fréquemment on ne pense pas au fait que la cause de l’infertilité peut ne pas se trouver dans le bas du corps mais dans la région du cou et être plus précisément due à une perturbation de la glande thyroïde. Tant une activité trop importante ou trop basse de cette dernière peut entrainer des problèmes de fertilité et de procréation si elle n’est pas soignée.

Grâce à ses hormones, la glande thyroïde orchestre les processus vitaux essentiels dans tout le corps, entre autres la fertilité et la reproduction. Les hormones thyroïdiennes et sexuelles, tels que les œstrogènes sont dépendantes les unes des autres et s’influencent mutuellement. Si les hormones thyroïdiennes se déséquilibrent, les hormones féminines s’affolent: L’ovulation et la menstruation ne se déroulent plus normalement. Si une femme souhaite alors procréer, la probabilité que cela se réalise est faible.

Surtout une activité trop faible de la glande thyroïde (hypothyroïdie) peut avoir pour conséquence que l’enfant si longuement attendu n’arrive pas. Une activité trop importante de la thyroïde (hyperthyroïdie) perturbe la conception, toutefois moins fréquemment. En revanche une activité trop importante de la glande thyroïde s’avère d’autant plus dramatique pour le déroulement de la grossesse si elle n’est pas traitée. Peuvent survenir des fausses couches, des naissances avant terme ou des malformations chez l’enfant.

De plus, les propres défenses immunitaires entravent la fertilité: Chez six à dix pour cent des femmes, le système immunitaire produit des anticorps qui vont à l’encontre de leur propre glande thyroïdienne. Cette affection appelée maladie auto-immune peut ne pas être diagnostiquée à première vue. Cependant, les femmes chez qui on retrouve de tels anticorps thyroïdiens sont sujettes à deux fois plus de fausses couches que les autres.

Lors d’une fécondation artificielle (fécondation in-vitro) les chances de réussite d’une grossesse sont notablement plus mauvaises si la thyroïde n’est pas traitée. Cette anomalie ne peut être découverte que lors d’un examen ciblé. En effet de nombreuses femmes qui souhaitent procréer, ignorent encore le blocage de leur fertilité dû à leur glande thyroïde.

Chez toutes les femmes dont le désir d’enfant demeure non comblé, ou chez qui sont survenues des fausses couches précédemment, un médecin devrait vérifier le fonctionnement de la thyroïde en prescrivant un examen sanguin. Il permet de mesurer les hormones thyroïdiennes particulières, essentiellement l’hormone appelé TSH, tout comme les anticorps thyroïdiens. Les tests sont faciles à pratiquer. Si une perturbation est découverte, il est possible généralement de la traiter facilement.

Last update : 25-04-16, BH

loading