Infusion und Blutdruckmessgerät

Analgésie contrôlée par la patiente (ACP)

La méthode encore relativement jeune de l’analgésie contrôlée par la patiente (ACP) s’est vite répandue en Suisse et de nombreux hôpitaux la proposent déjà. Elle convient aux mères en phase d’ouverture qui ne souhaitent pas avoir une APD ou ne peuvent pas l'avoir pour raisons médicales.

La mère peut s’administrer elle-même un antidouleur intraveineux d'une simple pression d’un bouton, via une petite pompe doseuse qui s’installe en quelques minutes. S’il lui en faut plus, elle appuie à nouveau sur le bouton et reçoit le médicament, tant qu’elle ne dépasse pas la quantité qui lui a été assignée. Si elle atteint le seuil, elle peut appuyer autant qu’elle veut, rien ne se passera avant qu’un certain temps soit écoulé et que la pompe autorise de nouvelles doses. La mère ne décide donc pas entièrement du dosage, elle prend l’antidouleur dans une certaine plage autorisée, en fonction des douleurs qu’elle ressent. Elle contrôle mieux son traitement analgésique.

Le médicament administré, le rémifentanil (Ultiva), est un opiacé (dérivé de morphine) puissant, mais à action très courte. Il agit donc très rapidement et se dégrade très vite dans le corps. Dès la fin de la perfusion, l'effet disparaît rapidement. Il est donc plus gérable que les produits conventionnels, surtout les opiacés, qui font effet longtemps. Le rémifentanil n’a aucun effet sur l’allaitement et le nouveau-né peut téter tout de suite.

L'inconvénient de cette méthode: le produit passe au fœtus via le placenta. Mais comme l'effet décline très rapidement, en quelques minutes, il ne devrait pas affecter la respiration du nouveau-né.

Last update : 28-04-16, BH / HG

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